Thèse du jour :
L'amour
RÉÉDITION (juin 2009) :
Parce que j'ai une flemme royale d'improviser un article sur le sujet, tant il est vaste, tant je baigne dedans et tant j'en parle souvent, je me contenterai d'une citation d'un texte de ma main, écrit sur un forum.
"Je ne pense pas que l'amour soit simplement une réaction hormonale et chimique. J'appelle ça le sexe. Alors oui, moi, jeune fille attendant (ou ayant attendu ) le prince charmant du haut de sa tourelle entourée de ronces et de colombes (comment ? je divague ? ah, pardon).... je verrais plutôt l'amour, comme Artsenic l'a si bien dit, comme "un sentiment magnifique qui nous prend tout entier et nous fait voler vers les limbes stellaires et duveteuses du paradis des niais". Bon, bon, c'est peut-être un tout petit peu exagéré, mais que voulez-vous, c'est l'effet "niais", si justement cité, qui ressort. J'ai tendance, sûrement, à idéaliser les choses, comme toute jeune fille attendant le prince char... *sbaff* que je suis. Bien entendu, la réaction hormonale et chimique a aussi sa place, mais l'amour, d'après moi, ne débute pas comme ça, et ne se résume pas à ça.
J'ai toujours assimilé le mot "amour" au mot "bonheur", donc oui, je pense que l'amour a une utilité, bien que peut-être abstraite et relative. Mais je ne suis pas totalement cruche, et suis la première consciente que le bonheur est éphémère, et que si on se l'approprie, on gagne encore plus de souffrance au final. Cependant, je suis le genre de personne qui est prête à subir tout ça, si je parviens à effleurer ce merveilleux et niais sentiment qu'est l'amour. Je trouve ça ridicule, et je ne mâche pas mes mots, de prétendre fuir l'amour pour fuir la souffrance, si fuir la souffrance est déjà une souffrance. Pour déborder un peu du sujet, si je devais donner un sens, un but à ma chère petite vie stupide, ce serait la quête de quelques instants de ce qui correspond à ma vision du bonheur (c'est trop beau ce que j'écris, mon dieu T-T). Et ensuite je m'en irai en paix, seule, avec mon désespoir sous le bras, c'est sublime comme utopie .
Et la jeune fille n'est pas idiote ! Elle sait bien que le prince charmant est une invention pour tromper les gens. Je ne crois pas au prince charmant, pas plus que je ne crois en l'âme soeur. Croire en l'âme soeur sous-entend qu'on ne peut aimer, réellement, qu'une seule fois dans sa vie, et même avec presque 16 années seulement d'existence, je suis en mesure de dire qu'il y a au moins deux personnes dans ma vie que j'ai aimées (je parle au passé mais c'est toujours valable pour la deuxième personne, qui le sait bien), éperdument, à me dire des bêtises comme "je pourrais mourir pour lui". Non, ce n'est pas de la simple c*nnerie, je sais différencier l'amour d'une amourette, je suis tout sauf volage, et ces deux personnes suffisent pour dire que non, l'âme soeur n'existe pas. J'aimerai sans doute d'autres personnes, plus tard, et si à chaque fois je pense "je ne trouverai jamais quelqu'un d'autre que j'aime autant que lui", je me base sur mon sens du rationnel pour me détromper moi-même. Quant à savoir si on peut aimer la même personne pendant 50 ans... je ne l'ai pas vécu, je ne peux pas trancher. J'aurais tendance à dire que ça me semble bien irréaliste, et vraiment naïf... Mais on a déjà entendu parler, tous, de couples qui perduraient pendant des années, en s'aimant toujours autant, et même davantage, n'est-ce pas ? Faut-il le croire ? Je suis du genre sceptique. Mais je ne peux pas dire que c'est impossible. Je me contenterai donc de dire que ça me semble improbable.
Pour parler plus concrètement, je ne suis pas pour le mariage. Cette union officielle, ça m'apparaît comme étant un besoin de se prouver qu'on aime l'autre, de se dire qu'on a besoin de ça pour s'aimer, ce que je trouve triste. De plus, avec ma répulsion pour tout ce qui est religieux et/ou d'origine religieuse, même avec simplement un papier signé dans une mairie, le mariage me rebute. Certes, je suis encore jeune et j'ai le temps de changer d'avis, mais s'il est probable que, par exemple, j'aie des enfants un jour, je doute de jamais me marier. Et puis l'idée d'inviter des inconnus, de festoyer, de bâfrer, de mettre une superbe robe blanche... ne m'enthousiasme guère. Encore, une robe noire, je ne dis pas. Ajoutons que s'engager à passer sa vie avec la même personne, lui jurer fidélité, me paraît relever de l'hypocrisie la plus pure, surtout quand on est mis devant le fait accompli qu'aujourd'hui, plus d'un couple sur deux divorce... Et je suis incapable d'hypocrisie volontaire.
Bien, je crois avoir fait le tour des questions posées... puisque j'y pense, je noterai que je ne crois pas au véritable "coup de foudre", qui fait immédiatement aimer un individu, je pencherais plus pour une signification proche de "attirance immédiate". Oui, j'ai eu... hum... peut-être deux fois dans ma vie (et pas les mêmes deux fois citées plus haut) une sorte de "coup de foudre", et il s'est avéré que je n'ai jamais été amoureuse de la personne, mais bien, et uniquement, de son apparence. "
Pensée du jour :
Le dimanche est le jour le plus morne de la semaine. Surtout en vacances. La médiathèque est fermée, les librairies aussi, et étrangement, ce jour est victime d'une malédiction : 9 dimanches sur 10 le temps est maussade.
Vie du jour :
Je ne vis pas le dimanche : je meurs. Le dimanche est le jour de la mort. Mort de la semaine et mort de l'âme. C'est triste.
Et de la nuit :
Je n'ai rêvé de rien. Souvenez-vous, les morts ne rêvent pas.