Je suis une princesse dans sa tour noire.

Et oui, sous ce titre que, j'ai remarqué, de nombreuses adolescentes empreintes d'un narcissisme superficiel et immérité écrivent à coeur joie sur leurs blogs kitsch et pailletés, j'avais depuis longtemps cette pensée : je suis belle, critère tout à fait superficiel, mais qui est néanmoins le premier critère d'attirance -ne le cachons pas, il est seulement de très rares exceptions où l'amour, quel qu'il soit, ne se base pas dessus. Car oui, vous l'aurez compris, je vais parler, vaguement, de l'amour. Ce pourrait être une suite à ma première thèse dessus, mais ça ne l'est pas, car autrement je n'aurais pu placer ce merveilleux titre. Bref, revenons à nos moutons. Je suis donc belle, ce qui n'est qu'un constat, je ne cherche pas du tout à me vanter. J'ai du style (expression qui me déplaît, mais faute de mieux...) : je ne me qualifierais pas de princesse sinon, je n'en suis pas au point où je considère que les mini-shorts, les "leggings", les ballerines atroces, les hauts informes en lycra et les manteaux achetés au temple de la pouf qu'est Jennyfer soient des atours princiers. Certes, il est prétentieux et injuste de me qualifier ainsi, pourtant lorsque je me regarde dans un miroir, j'y vois parfois une princesse mélancolique et torturée, de par mes robes bouffantes, mes jupons et mes accessoires de petits noeuds et dentelles. J'ai du style, oui, et contrairement à ce qu'on pourrait penser, les individus qui disent "aimer les gothiques" (je n'apprécie pas particulièrement m'exprimer ainsi, contrairement à ce que certains pourraient croire) sont relativement nombreux. Je suis intelligente : sans nullement égaler celui qui hante mes pensées depuis un bout de temps, je crois être supérieure à la plupart des gens. Je pourrais terminer cette description élogieuse de ma petite personne par un "Je suis gentille", mais comme ce serait infondé, je dirais plutôt "J'ai du caractère". Oui, je suis loin d'être gentille. Décrivons les impressions que je donne aux gens lorsqu'ils me voient, de la première fois à ensuite : tout d'abord, une fille au regard noir, froid et hautain, qui paraît on ne peut plus antisociale. Ensuite, si par hasard ils réussissent l'exploit de venir me parler, ou si par un miraculeux hasard je venais à moi, leur parler, ils me trouveront finalement "sympa, et pas aussi méchante qu'elle en a l'air". Et enfin, si je viens à tisser des liens avec eux, ils apprendront à me connaître, moi, ma franchise et mes critiques perpétuelles, ma folie, mes fous rires souvent stupides ou morbides, mes accès de solitude insoluble... Quiconque me connaît ne me qualifiera pas de gentille. Mais encore une fois, je m'éloigne du sujet de base... Récapitulons : je suis belle, intelligente, j'ai du caractère et de la personnalité. Mais venons en aux faits, ce n'était qu'une introduction : je suis seule. Seule. Terriblement seule. Je n'ai personne. Vous me direz, nous sommes tous seuls. Oui, sans doute. Mais en ce moment, je le ressens de plus en plus. Je m'isole de plus en plus, je rumine de plus en plus, j'ai le désir de ne plus être seule, mais je ne fais que m'isoler davantage. Pourquoi ? Parce que ce sont deux solitudes différentes. Celle que je fuis est l'entourage que j'ai, mes pseudo-amies, et aussi des gens que j'apprécie vraiment. Celle que je recherche... je voudrais être aimée. Savoir choisir. Pouvoir trouver. C'est sans doute trop demander. Je suis sans doute trop difficile. Toujours est-il que je suis seule, et cette vérité m'a durement éclatée à la figure. Je ne m'illusionnais pas, non : mais je me sentais moins seule. Et puis, ça s'est terminé. Et à présent, c'est étrange. Des hauts, des bas, des chutes, des joies minimes et des peines immenses, de la colère, des comportements hystériques qui cachent tout ce que je ressens. Je suis seule, parce que je sais ce que je veux, mais que je ne peux l'avoir. Je suis seule, parce que comme je sais ce que je veux et que je ne peux l'avoir, je songe qu'avant de vouloir à nouveau, je vais devoir faire mon deuil, réussir à être encore surprise. La dernière fois, c'était il y a deux ans. Et puis cette fois-là. Vais-je devoir attendre deux ans de plus pour être un peu moins seule ?




Je suis une princesse dans sa tour noire.

# Posté le samedi 22 novembre 2008 10:11

Modifié le lundi 27 juillet 2009 13:01

Nostalgie

Thèse du jour :
La nostalgie

Et bien quoi ? C'est un sujet comme un autre ! "Ouais, ouais, elle rabâche encore, de toute façon elle ne sait faire que ça en ce moment..." Et bien oui ! Je rabâche, je me triture l'esprit, je m'embrouille, je me torture. Mais quand même. Ca va mieux. Peut-être n'est-ce que passager, mais ça va mieux.
La nostalgie : les souvenirs amers des périodes, des gens que l'on a aimés, que l'on aime encore... que l'on regrette. La nostalgie n'est-elle qu'un moyen de se faire du mal en s'empêchant d'oublier ? Je ne pense pas. A mon humble avis, la nostalgie n'est pas quelque chose de violent. L'image du "souvenir amer" évoque pour moi quelque chose de doux ; mais néanmoins douloureux, bien sûr. De toute façon, j'ai toujours refusé d'oublier ce que j'ai vécu. L'oubli, c'est terrifiant. Imaginez, oublier certains épisodes de votre vie ? Je ne le veux pas. Que ce soit des bons ou des mauvais souvenirs. Je veux garder à l'esprit les différents pans de ma vie... Même si j'en viens à rayer des moments de mon existence, par volonté inconsciente. La nostalgie est une façon de se remémorer.... mais pour moi, ce n'est pas quelque chose de néfaste. Après, je suppose que la plupart d'entre vous n'a jamais réfléchi au sujet, aussi je vous laisse cogiter.
De toute manière, au bout d'un moment, les sentiments qui étaient si vifs s'estompent, pour ne laisser place qu'à de vagues regrets. Mais il n'empêche que la nostalgie est toujours là, parfois, nous prend, sans nous anéantir... c'est dans la durée.
Mais je ne parle pas de moi. Très certainement pas de moi actuellement. Si je me sens nostalgique ? Oui, je l'ai dit plus haut. Mais peu à peu, j'en reviens à sourire... la peur qu'il me délaisse s'éloigne momentanément, puis revient...
Je n'en suis pas au stade où tout s'efface au fur et à mesure. J'ai l'impression que c'est impossible. Et je refuse cette situation. Je refuse un quelconque oubli, si minime soit-il, de ma part et de la sienne.


Pensée du jour :
Je pas grand-chose d'autre à ajouter.
Si : un petit message personnel, pendant que j'y pense : peut-être qu'à force de t'abreuver de mes sms, tu ne me crois plus. Pourtant, je suis on ne peut plus sincère. Je m'épanche quand même moins qu'avant... Mais. Est-ce que finalement, ça a changé ? Est-ce que, mis à part le fait que j'arrive à me retenir [un peu] mieux, est-ce que mes sentiments ont commencé à s'évanouir ? Pas du tout. Et toi ?

Et aussi. Je suis amoureuse des Dresden Dolls. Et ne me dites pas que je radote.

Vie du jour :
Cours, manif', parce que quand même, voilà. Sécher les cours, encore, m'embête, mais c'est utile, parfois.

Et de la nuit :
Je crains devoir dire que j'ai rêvé de quelqu'un qui se reconnaîtra à coup sûr. Huhu.



Nostalgie

# Posté le mercredi 10 décembre 2008 13:18

Modifié le mercredi 10 décembre 2008 15:59

Vous voulez que je vous conte une histoire ?

Cette évolution de sentiments est tellement banale.

La conne qui s'éprit d'une âme lointaine.
Le con qui s'éprit d'une âme lointaine.
Les cons qui ne purent assouvir leurs désirs.
Leur amour tomba dans des affres de ridicule passionnel inaltérables.
Mais, quelle sera l'issue finale ?

OUI,
COMMENT SE SORTIRONT-ILS DE CET INCONVENANT AMOUR, EUX QUI ONT ECHOUE EN TENTANT DE S'OUBLIER ?
COMMENT S'OUBLIER LORSQU'ON NE S'EST PAS ENCORE DECOUVERTS ?

La seule solution provisoire et terrible qui apparaîsse à l'inconsciente est :
"Tu ne voudrais pas qu'on se rencontre ?"
Pauvre folle !




[Le commentaire de l'auteur :
Pour la première fois, je livre à vos yeux ébahis -oui oui- un extrait du journal que je tiens, enfin, je rebute à l'appeler journal, aussi il est pour moi mon "Carnet noir". A cause de la couleur -oui oui-, et le précédent était "Carnet rouge". C'est aussi peut-être la dernière fois.
Si ce passage vous paraît exagéré, étrange, ou autre chose, qu'en sais-je, je tiens à préciser que je l'ai restitué fidèlement, ne voulant pas modifier ce que j'avais gribouillé dans la hâte, et dans mon désespoir hyperbolique -oui oui.
Parce que bon, un petit mélodrame de temps en temps, ça me fait du bien -l'intéressé se reconnaîtra huhu. Il n'empêche que ce mélodrame, aussi ridicule qu'il puisse être, est de toute sincérité. Toutefois, je vous laisse le soin de juger, vraiment, s'il s'agit ou non d'un mélodrame.
Et pour finir, j'ai très très longuement hésité à écrire cet article.]

Vous voulez que je vous conte une histoire ?

# Posté le samedi 20 décembre 2008 05:53

Modifié le lundi 27 juillet 2009 13:07

Les vagues puantes qui déferlent leur écume crasseuse...

Les vagues puantes qui déferlent leur écume crasseuse...
Je n'ai plus envie de faire des thèses. Simplement d'écrire, écrire à quel point je suis misérable, à quel point je me vide de ma substance pour un rien, et même plus. A quel point les larmes coulent facilement. A quel point je peux être mièvre quand je veux. A quel point je me déteste parfois, mais je m'aime trop pour détester me détester. A quel point je suis lasse, fatiguée, dégoûtée. A quel point le vide se répand, enserre mon coeur en un étau de glace pour me protéger de trop de souffrance. J'ai envie de m'allonger, et de n'être plus rien. De me plonger dans mes bouquins pour fuir la réalité qui me tue. De boire un chocolat chaud en pleurant. D'écouter de la musique, de me coller contre le radiateur et de rester prostrée, les yeux écarquillés, emprunts de détresse magnifique, faute d'autre expression. D'écrire, aussi. Même si je ne me sens plus la force de prendre un crayon, et de former des lettres... C'est dur, quand on a les doigts frigorifiés. Je ne peux plus manger. Ou très peu. On m'a gavée comme une oie, on veut me bouffer, qu'il ne reste plus que des poussières d'os. J'ai l'impression d'être une enveloppe, qu'on empiffre. Mon âme est perdue, elle dérive, elle se recroqueville sur elle-même. Et puis je m'en fous. De tout. Sauf... enfin, je ne vais pas encore m'éterniser dessus, j'en ai plus qu'assez. Puisqu'il ne veut pas comprendre. Et que je ne veux pas renoncer. Pourtant, que faire ? Que faire, sinon déverser d'amères larmes ? Je ne sais pas à quoi ça aboutira. Mais je ne veux pas que ça se passe comme ça. Je suis paradoxale, l'issue est fatale, mais il me faut la repousser. Et la tristesse m'étouffe, devant mon ordinateur à la con.

# Posté le jeudi 01 janvier 2009 12:17

Folie OU Détail des effets secondaires d'une rupture

Un article sobre, en toute indécence.
CET ARTICLE SERA A L'IMAGE DE SON TITRE : FOU -et bordélique. Thèse du jour : FOLIE !

Définition du dico :
Folie : 1° Psychose, vésanie - trouble mental, dérèglement, égarement de l'esprit - aliénation, délire, démence ; fou.

"Qu'est-ce que la folie ? c'est d'avoir des pensées incohérentes et la conduite de même" Voltaire.

La folie est l'excuse des explications illogiques --> ce que j'ai écrit un jour. Mais parfois, j'aurais plus tendance à écrire : La folie est l'excuse de ma connerie. Mais LA, ce n'est pas ça.

Ma folie est peut-être une défense. Vrai qu'elle me fait aller mieux. Je trace ma CROIX.

Etre folle -non, pas schizophrène, folle à ma façon - les symptômes :
--> se mettre à sautiller dans la brume post-crépusculaire, un sourire de tueuse aux lèvres, un rire démoniaque et clair qui s'en échappe par intermittence
--> les yeux exorbités, le même sourire de tueuse, happée brusquement par ses pensées
--> le hurlement soudain de "Not the body of Chriiiiiiiiist !!!" à l'écoute de Christian Death, à 7 h 23 du mat'
--> des envies de chanter Axelle Red à chaque fois qu'on me dit "j'aime..." [J'AIME J'AIME TES YEUX, J'AIME TON ODEUR, TOUS TES GESTES EN DOUCEUR]
--> des désirs de se crever les tympans en écoutant du Combichrist
--> chorégraphier du Ministry par mouvements saccadés, hallucinée, les pupilles dilatées, telle une possédée
--> des fous-rires qui n'ont pour raison que de la souffrance ; de l'hystérie
--> des essais de maquillage loufoques, PARCE QUE JE SUIS SUPERFICIELLE.
--> DECADEEEEEENCE ! et ce genre de cris du coeur
--> de magnifiques dessins : j'entends par dessins "gribouillis de mots écrits à toute vitesse, tableaux magnifiques de rage, fille aux lèvres cousues"
--> une attirance inouïe pour le malsain et le romantisme morbide <333
--> un comportement étrange envers la nourriture, entre répulsion et obsession boulimique
--> ETC ETC.

Et un article délirant, un !
Mais ne vous en faites pas, à part ça, tout va POUR LE MIEUX, que dis-je, tout va MERVEILLEUSEMENT BIEN.

[Soyons sérieux deux minutes : je suis tout à fait capable d'avoir une discussion sensée, et je suis résolue -quand je m'imagine résolue, c'est les yeux vers l'avenir et mon sourire de tueuse largement étalé sur ma physionomie] J'exploserais de rire pour un peu, IRONIE QUAND TU NOUS TIENS.



*Pardon d'avoir dit ça. Excuse-moi, je sais que c'est dur pour toi aussi...*

[image : Amanda Palmer <3]
Folie OU Détail des effets secondaires d'une rupture

# Posté le mercredi 14 janvier 2009 11:56

Modifié le dimanche 18 janvier 2009 13:29